mercredi 14 décembre 2011

Article : Tahiti Infos

Fenua Eco: Le Tavini s'insurge contre le groupe Hersant  13/12/2011

Dans un communiqué transmis à la presse, le Tavini Huiraatira a fait part de son indignation à la lecture du dernier numéro du périodique Fenua Economie édité par le groupe Hersant Média Polynésie. Usant lui-même d'un ton peu tolérant, le parti s'offusque d'une analyse socio-économique qu'il qualifie de raciste orchestrée par le rédacteur en chef du magazine. 
Dans le dernier numéro du Fenua économie, l'équipe de rédaction s'est livrée à un exercice de "spéculation" en inventant un scénario au titre évocateur: "Tahiti indépendante, le reste du Fenua français". Une partition qui n'aura pas manqué de faire "grincer des dents" comme l'évoque Daniel Pardon dans son introduction. 

Communiqué du Tavini Huiraatira: 

" Papeete, le lundi 12 décembre 2011 

GHM : Dégage! 

Le dernier numéro de Fenua Économie publié par le Groupe Hersant Média de Polynésie est à lire sans tarder pour savoir ce que certains de ses journalistes pensent de la Polynésie et des Polynésiens. Édifiant. Depuis plusieurs années, les Fenua Éco dressent un tableau socio économique sombre de notre pays, celui là atteint un sommet de culot raciste. 

Le rédacteur en chef, popaa installé depuis longtemps mais pas vraiment tropicalisé, c’est son droit, se propose de sauver la Polynésie, ce qui est très ambitieux de la part d’un expat’, même si on est habitué. Pour résoudre tous les problèmes, il faudrait découper notre pays en morceaux ! Le titre de couverture : « La partition, Tahiti indépendante, le reste du Fenua français » ! 

Les indépendantistes de Moorea et Tahiti largués, ces îles coûtent trop cher. Les autres, autonomistes fidèles au colonisateur, chouchoutés par la France. Une capitale indépendantiste à Tahiti et une autre française à Nuku Hiva ou Ua Pou, et peut être aussi aux Tuamotu, il faut faire rêver tout le monde. Ils vont être heureux aux Raro Mata’i d’apprendre qu’ils pourraient tous se retrouver 100% Français définitivement ! Les Marquisiens voteraient donc français (?), mais ceux de Tahiti, bien plus nombreux que ceux restés dans l’archipel voudront voter aussi. En somme, un mode électoral ethnique en République ! Le magazine ne dit rien des Tahitiens autonomistes, encore plus nombreux, qui fuiraient en masse pour se réfugier à Nuku Hiva et coloniser les Marquises… 

On cite en exemple les partitions « réussies » du Pakistan (500 000 morts), de la Serbie (des dizaines de milliers de morts), du Kosovo, etc. On l’estime inévitable en Nouvelle-Calédonie et Kanaky avec un petit rappel de celle ratée au Vanuatu. Pas certain que l’état s’y risque encore. Mais sûr et certain qu’une très large majorité de Polynésiens s’opposerait au charcutage d’un des apports positifs de la colonisation : la réunion des 5 archipels en un vaste ensemble au centre du Pacifique et dont le futur reste à écrire. 

La partition que propose GHM s’inscrit clairement dans notre Histoire coloniale. Le protectorat imposé en 1840, puis l’annexion en 1880, la confiscation des terres des résistants pour les donner aux colons, et tout près de nous, hier, les essais nucléaires qui sont la vraie cause de notre crise, nous y reviendrons. 

Face à ce mépris affiché et revendiqué, les Polynésiens n’ont qu’un mot à l’intention de GHM : Dégage ! " 
Le Tavini Huirratira 

mardi 13 décembre 2011

Article : Europe1

Le DG du groupe Hersant retenu pendant 5h30

Par Europe1.fr avec AFP
Publié le 13 décembre 2011 à 18h46Mis à jour le 13 décembre 2011 à 18h46

Le directeur général du Groupe Hersant Média (GHM), Dominique Bernard a été retenu mardi pendant cinq heures et demie au siège du journal l'Union à Reims par des salariés de l'imprimerie Hebdo Print et de la société de presse Comareg, a-t-on appris de sources concordantes.
Une source syndicale a affirmé que Dominique Bernard avait pu quitter le siège de l'Union vers 16H30 après s'être engagé à obtenir un rendez-vous entre les représentants des salariés de ces deux sociétés liquidées le 2 novembre et Philippe Hersant, président de GHM, pour négocier une prime extra-légale de licenciement.
En fin de matinée, une vingtaine de salariés avait exigé de M. Bernard qu'il appelle au téléphone Philippe Hersant pour négocier des primes extra-légales de licenciement. Les deux sociétés concernées représentent 1.650 salariés qui demandent "une indemnité de préjudice moral de 15.000 euros par salarié", avait précisé Emmanuelle Puifourcat, déléguée CGT d'Hebdo Print, qui participait au mouvement.

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    Article : L'Union


    Le directeur général de GHM retenu à Reims

    Publié le mardi 13 décembre 2011 à 12H55 

    REIMS (Marne). Dominique Bernard, directeur général du Groupe Hersant Média (GHM), est actuellement retenu à Reims au siège social du journal l'union/L'Ardennais par 25 salariés d'HebdoPrint/Comareg. En visite à Reims pour établir le "plan d'action 2012" des journaux du pôle Champagne-Ardenne, Dominique Bernard a accepté de recevoir ce matin les salariés d'Hebdoprint venus à sa rencontre.
    Le 5 novembre dernier, l'imprimerie Hebdoprint de Tinqueux qui compte 150 salariés, a été liquidée avec la Comareg, société éditrice de l'hebdo de petites annonces Paru Vendu (groupe GHM). Selon des représentants syndicaux de la CFTC présents sur place, "les salariés ne parviennent à établir aucun contact avec le mandataire à Lyon", ils n'auraient pas reçu de lettre de licenciement et attendent des réponses à leurs nombreuses interrogations.
    Ils veulent que le directeur général profite de son passage à Reims pour joindre en direct et par téléphone Philippe Hersant, président du directoire de GHM, ce a quoi se refuserait Dominique Bernard. Face à cette situation de blocage, ils refusent de le laisser sortir depuis la fin de la matinée.
    Les Hebdoprint multiplient les actions pour se faire entendre. Ils occupent leur usine, ont mené une opération escargot et ont pacifiquement pris le contrôle de la radio Champagne FM, propriété du Groupe Hersant Media, mi-novembre, pour lire un communiqué.

    Question sur PV.fr

    Reçu dans "Nouvelles Conversations" :

    Qui a ce jour fait fonctionner le site "paruvendu.fr" et qui va faire renouveler les contrats, 2012 arrive et les 3 premiers mois sont les plus important pour les renouvelements.

    dimanche 11 décembre 2011

    Message 2

    Reçu dans "Nouvelles Conversations" :

    De toute évidence certain font la différence entre comareg et hebdoprint et je constate que ça vient souvent d'hebdoprint. c'est souvent qu'on les retrouve a déverser leur haine sur les commerciaux et autre de comareg,c'est affligent
    Alors qu'on devrait rester soudé, on est tous dans le même bateau

    Message

    Reçu dans "Nouvelles Conversations" :

    BIENTOT CE BLOG SERA LE SEUL LIEN QUE NOUS AURONS POUR RESTER UN TANT SOIT PEU SOUDER. ALORS NE GASPILLONS PAS CET OUTIL EN DISCRIMINATIONS ENTRE "ANCIENS COLLEGUES" OU EN PROPOS DEPLACES. SACHONS GARDER NOTRE DIGNITE... MEME SI LES TEMPS SONT DURS !!!! COURAGE A TOUT LE MONDE.... 

    Lettre d'un député du Gard

    Reçu sur la boite mail du Blog :

    Copie de l’intervention du député du Gard Jean-Marc ROUBAUD (UMP) auprès du Ministre Xavier BERTRAND le 06 décembre 2012 suite à la Table Ronde tenue en Préfecture du Gard le 05 décembre 2011

    samedi 10 décembre 2011

    Article : Marianne2

    L’héritier Hersant n'a pas réussi à se faire un prénom

    Nicolas Beau - Marianne | Samedi 10 Décembre 2011 à 16:01

    Dur, dur d'être « fils de...» et ce n'est pas donné à tout le monde. Formé par un père distant et autoritaire, le pâle Philippe Hersant ne saura guère s’imposer dans un monde où papa règne sur un empire médiatique.



    Lors d’une des rares interviews que Robert Hersant ait accordée de son vivant, « le Papivore », qui régna pendant un quart de siècle sur une grande partie de la presse écrite, aura ce mot cruel : « Quant à ma succession, s’il y en a une, les solutions se trouveront d’elles-mêmes. Je ne me sens pas responsable, au-delà de ma propre capacité à exercer mon autorité. » 

    Brutal, le testament était prémonitoire. Le fils aîné de Robert, Jacques, brillant et convivial, disparaît prématurément en 1992. Le second, Michel, dit « Mick », s’intéresse plus au golf qu’à la presse. Le troisième, Philippe, sera l’héritier par défaut. « RH » aurait même confié à une proche : « J’ai tout réussi dans ma vie, mais je n’ai pas été totalement victorieux dans ma famille. Le reste n’a pas d’importance » (1).

    Formé par un père distant et autoritaire, le pâle Philippe ne saura guère s’imposer. « Je vous envoie mon fils », disait Robert. Le présumé successeur se formera, sur le tas, dans les principaux journaux du groupe. Il apparaît figé, comme tétanisé par l’ombre du paternel. 

    Au sein de ce groupe extrêmement cloisonné, les grands féodaux, tout à leurs luttes intestines, ne lui laissent guère d’espace. Christian Grimaldi, un Corse sec et têtu, seul à connaître les arcanes financiers du groupe ; Yves de Chaisemartin, dit « Chaise », l’exécuteur testamentaire (et actionnaire de Marianne) ; Philippe Villin, un inspecteur des finances brillant, mais pisse-froid ; en charge du Figaro ; Cyril Duval, qui dirige Publi-Print, 2,5 milliards de francs à l’époque pour les seuls suppléments du Figaro ; et enfin Jean Miot, l’interlocuteur du syndicat CGT du livre et grand amateur de charcutaille lyonnaise. 
      
    Après la disparition de Robert Hersant en 1996, Serge Dassault a dû verser un joli pactole pour racheter la Socpresse (Le Figaro, France Soir, Le Progrès et quelques autres). Soit probablement 1,3 milliard d’euros, qu’encaissa le clan Hersant. Restent, pour Philippe, quelques miettes de l’empire ainsi qu’un gros paquet d’argent, que cet exilé fiscal a mis à l’abri à Genève. Mais, même cet héritage de presse passé à la lessiveuse, Philippe Hersant n’a pas su le préserver.

    C’est le 2 décembre dernier à Bercy, face à des banquiers furieux, qu’ont été soldés les derniers débris du groupe patiemment constitué par Robert Hersant. Longtemps convoité par « RH », le groupe belge Rossel, propriétaire notamment du Soirà Bruxelles, prend donc une jolie revanche et obtient tout ou partie du capital de quelques beaux fleurons de la presse régionale, propriété de GHM (Groupe Hersant Médias) (2)
      
    Un groupe de Bruxelles débarquant à Nice, à Marseille et jusqu’en Corse, voila une histoire belge qui pourrait bien signer la deuxième mort de Robert Hersant. 

    Et encore le troc, négocié entre GMH et Rossel, a été obtenu à l’arraché. Pour sauver les meubles, le fils du Papivore, plombé par une dette de 215 millions d’euros, a dû faire, cet été, le siège de Nicolas Sarkozy, histoire d’obtenir des banques la renonciation à 100 millions, et ramener peut-être à seulement 40 ou 50 millions d’euros sa dette. Pour mieux faire passer la pilule à l’Elysée, Philippe Hersant convoquait, fin août, les patrons des rédactions de plusieurs journaux. Et il leur recommandait de ne pas se montrer critiques avec l’Elysée. Seul résiste Jacques Tillier, le directeur du pôle CAP du groupe (l’Union-l’Ardennaiset l’Est éclair) à Troyes, dont François Baroin, patron de Bercy et ami de Philippe Hersant, est le maire. 
      
    Un exilé fiscal mendiant l’argent de l’Etat ! On est loin de l’époque glorieuse où Robert Hersant bénéficiait d’une place d’honneur le jour du mariage de la fille de Jacques et Bernadette Chirac, Claude. Où « RH » comptait dans sa rédaction jusqu’à 13 députés, anciens ministres ou autres éminences. Où enfin, il convoyait dans un Boeing ses principaux annonceurs vers le yacht qu’il possédait aux Caraïbes.

    Triste bilan qui ressemble fort à une dilapidation d’héritage. Comment en est-on arrivé là ? Il faudra attendre 2007, onze ans après la disparition de Robert, pour assister à la seule action d’éclat que Philippe Hersant peut revendiquer : le rachat à Lagardère pour 160 millions d’euros de plusieurs grands journaux du sud de la France, dont Nice-Matinet la Provence. Cet investissement est possible grâce aux profits dégagés par les petites annonces gratuites d’une des filiales, la Comareg. Le Groupe Hersant Medias (GHM) était encore prospère, les financiers se pressaient à sa porte. Résultat, l’endettement finança cette grosse acquisition, une bonne vieille recette que le fiston avait apprise de son père. 
      
    Hélas, le tsunami du Net balaie les petites annonces papier, sans que les équipes de Philippe Hersant anticipent le virage. La Comareg s’effondre lentement, mais sûrement. Le 2 novembre dernier, Philippe Hersant vient de laisser sur le tapis les 1 500 salariés des gratuits de la Comareg, qui s’ajoutent à autant de départs depuis quinze mois. Soit le plus gros plan social de ces dernières années. Avec, à la clé, quelque 150 millions d’euros d’indemnités à la charge de l’Etat. 

    Que reste-t-il, quinze ans après la mort du patriarche, des amours de Robert Hersant et de la presse écrite ? La petite cagnotte de France-Antilles, constituée dès 1981 par le fondateur du groupe, lorsque la gauche arrive au pouvoir, peut arrondir les fins de mois des héritiers. Les titres outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique) sont en effet des rentes de situation. Pour ne pas mourir d’ennui à Genève, où il réside, en assistant aux concours hippiques de son épouse, ce Philippe Hersant a investi dans quelques modestes titres helvètes affaiblis par des successions difficiles : le journal vaudois la Côteà Nyon, deux quotidiens dans le canton de Neuchâtel, l’Expresset l’Impartialet enfin le Nouvellisteà Sion – soit tout de même 100 millions de francs suisses de chiffre d’affaires et 10 % de rentabilité. Un empire, si l’on peut dire… à la taille d’un canton suisse. 

    (1) Cette citation provient d’une enquête du Nouvel Economiste, 18 août 1995 
    (2) Rossel acquiert la totalité de l’Union-l’Ardennais, l’Aisne nouvelle, l’Est éclair.Et prend 50 % de Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin, la Provence.

    UN SUPERBE GOLF, VESTIGE DU PASSÉ

    Ultime humiliation, les banques créancières ont exigé que Philippe Hersant rembourse les 14 millions d’euros d’avances consenties par GHM au superbe golf d’Ivry-la-Bataille en Normandie, à deux pas de la maison familiale (dont 3,5 millions pour le seul club houseen 2008). Cerné de séquoias immenses, d’espèces rares et d’étangs peuplés de cygnes, le parc était photographié à la belle époque dans l’ancien journal du groupe, l’Ami des jardins. 
    De tels investissements golfiques ne sont pas une nécessité absolue pour un groupe de presse qui perd de l’argent. Mais quel affront tout de même à la mémoire du grand Robert ! Personne n’aurait osé lui demander des comptes sur son cher terrain de golf, la seule passion qu’on lui connaissait avec la presse et… ses enfants.

    jeudi 8 décembre 2011

    Article : Planète Média

    La fin d'une grande histoire

    Retour et explications avec Dominique Bernard sur le terrible épilogue de la Comareg.

    Faute de moyens de trésorerie suffisants pour poursuivre l’activité du pôle Presse Gratuite d’Annonces, faute d’offres de reprise valable pour celui-ci, le tribunal de commerce de Lyon a dû mettre en œuvre la procédure de liquidation de la Comareg et d’Hebdoprint. Comment est-on arrivé à cette situation!? Dominique Bernard!: «!Cette situation que le Groupe regrette profondément, après les nombreux efforts entrepris, depuis deux ans, par la Direction et les salariés et compte tenu des conséquences qu’elle induit pour chacun des collaborateurs concernés, est la résultante de divers facteurs. La brutalité de la crise économique de 2008- 2009, l’effondrement des investissements publicitaires et des annonces dans les 3 secteurs clé de Paru Vendu (emploi, immobilier, automobile) et l’accélération sans précédent de la migration du marché internet qu’elle a entraînée, ont bouleversé en quelques mois le modèle économique de la presse gratuite d’annonces.

    Difficile d’admettre cette triste fin, surtout quand on s’est battu pour que ne s’achève pas dans la douleur une histoire qui était avant tout humaine. Car il y avait à la Comareg un esprit, une solidarité faite d’engagement, de performances, d’efforts et de joies partagées. Ce qui rend le constat aujourd’hui encore plus dur à supporter. « Nous n’ avons pas réussi mais nous avons tout essayé confie avec amertume Dominique Bernard. La liquidation aurait pu être envisagée il y a un an, mais cela aurait été injuste si nous n’avions pas tout tenté. Jamais nous n’avons baissé les bras et quinze jours avant la fin, nous nous battions toujours ardemment. Nos efforts ont en effet été constants et je rappelle qu’ a l’issue de l’audience du tribunal de commerce du 29 septembre GHM apportait encore 14 millions d’euros de trésorerie. Mais voilà, compte tenu de ses propres contraintes financières, le Groupe ne pouvait faire plus pour l’exploitation du pôle de Presse Gratuite d’Annonces. Ou c’était mettre en péril sa situation et celle de ses autres activités dans la Presse Quotidienne Régionale . C’était exposer 4000 salariés. La procédure a été très brutale et très juridique et le calendrier rapide, ce qui n’a fait qu’accentuer la dureté de la décision, insupportable pour tous ceux qui ont fait la Comareg. Au moins avons nous conscience d’avoir tout tenté…!»
    « Nous avons tout tenté »
    Tous les acteurs du secteur ont connu dans cette même période d’importantes difficultés et tenté de s’adapter!:
    Spir (Ouest-France)!: plan de sauvegarde de l’emploi, fermetures d’éditions et de halls petites annonces, cession du contrôle du site leboncoin.fr
    S3G (Sud-Ouest)!: plan de sauvegarde de l’emploi puis liquidation. C’est dans ce contexte, et confronté à des niveaux de pertes importants, que GHM avait, après avoir mené 2 plans de sauvegarde de l’Emploi (PSE) en 2009 et réduit ses effectifs de plus de 500 personnes, lancé en 2010 un plan de refondation de son pôle PGA, avec l’ambition de relancer son activité. Ce plan s’est notamment traduit par les mesures suivantes!: -Placement en redressement judiciaire de Comareg (société éditrice de ParuVendu) et procédure de sauvegarde pour Hebdoprint (filiales prépresse et imprimeries)!; -Ouverture de nombreux chantiers opérationnels!: réorganisation des forces commerciales sur le territoire, refontes du journal papier et du site internet, mise en place de la gratuité des petites annonces particuliers sur internet (etc.)!; -Adaptation des effectifs et PSE pour près de 700 collaborateurs. Ces mesures d’urgence devaient permettre une refonte en profondeur du modèle économique du pôle PGA vers un modèle multi-canal. L’objectif était de soumettre dans une seconde étape au Tribunal de Commerce de Lyon, fin novembre, un plan de continuation de l’activité. Si ces mesures avaient produit des premiers résultats (hausse du trafic sur le site internet, réduction des coûts etc.), le chiffre d’affaires de la Comareg ne s’est pas redressé à un rythme suffisant. Ainsi, le pôle PGA présentait un déficit prévisionnel de trésorerie trop important au regard des moyens financiers dont dispose GHM, qui n’était pas en mesure de ce fait de présenter un plan de continuation ». Il n’y avait pas d’autre piste, tout était misé uniquement sur les mesures d’urgence!?
    Dominique Bernard : «!GHM avait pris, depuis plus d’un an, de nombreux contacts avec d’éventuels partenaires  et/ou repreneurs pour l’activité Presse Gratuite d’Annonces. Trois acteurs industriels et huit fonds d’investissements étudiaient encore le dossier les dernières semaines. De son côté, sollicitée par GHM, la Caisse des Dépôts et Consignation Entreprises filiale de la Caisse des Dépôts indiquait qu’elle était prête à investir 10 à 20M euros, en tant qu’actionnaire minoritaire, aux côtés d’un nouvel opérateur industriel. Cependant, aucune des entreprises ou fonds d’investissements contactés n’ont souhaité donner suite. Lors de son audience du 29 septembre, le Tribunal de commerce de Lyon avait fixé au 25 octobre la date limite de réception par les administrateurs judiciaires des offres de reprise. Aucune offre de reprise recevable n’avait été formulée à cette date. Les 3 offres reçues par le Tribunal de Commerce, dans le détail!: reprise du site de Dijon et de 2 salariés!; reprise du site internet et de 11 salariés par un fond de placement!; reprise de l’activité print avec 500 salariés Comareg et 150 salariés Hebdoprint. Les deux premières offres concernaient un périmètre d’activité trop limité pour pouvoir être considérées comme des offres de reprise. La troisième, à condition d’être complétée, notamment sur le plan financier, aurait pu servir de base à un plan de cession, mais ses initiateurs ont fait savoir le 27 octobre qu’ils la retiraient.!» C’était donc le couperet pour ParuVendu, La fin de l’aventure pour la petite annonce papier!?
    Dominique Bernard : «!Le nombre très limité de marques d’intérêt et l’absence d’offre de reprise recevable traduisent les grandes difficultés du marché de la presse gratuite d’annonces et ses perspectives difficiles. Internet aurait pu présenter une voie possible de développement, mais le modèle papier de la petite annonce semble lui condamné. En tout état de cause, une migration complète du pôle Presse Gratuite d’Annonces sur internet aurait impliqué une transformation totale de l’organisation de l’entreprise et une réduction drastique de ses effectifs. L’exemple des concurrents montre qu’ils fonctionnent désormais sur internet avec 200 à 300 collaborateurs, pas avec 1650.!»
    Propos recueillis par Jean-Marie Gautier - 

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    Lors de la réunion à Iffendic du lundi 5 décembre des personnes se sont montrées intéressées par un projet de SCOP sur l'imprimerie d'Iffendic. Pour en parler concrètement une réunion pourrait être organisée le jeudi 15 décembre à 10 h  sur le site de l'imprimerie à laquelle pourraient participer le cabinet FIE, la fédération des SCOPS de la communication. Pour que cette réunion ait lieu, nous invitons les personnes réellement motivées par ce projet : IMPRIMEURS, OPERATEURS PAO,COMMERCIAUX, à se faire connaître. Merci de vous inscrire en laissant vos coordonnées avant dimanche soir 11 décembre par mail à l'adresse :

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