lundi 21 novembre 2011

Article : La Tribune

Hersant Media poursuit ses discussions avec les banques

La réunion qui s'est tenue à Bercy lundi après-midi sur l'avenir du groupe propriétaire de Paru-Vendu n'a pas aboutie. Les discussions entre les banques créancières, Hersant Media et le repreneur potentiel, le groupe Rossel, continuent.
Pour rapprocher son groupe avec Rossel, le premier groupe de presse francophone en Belgique (Le Soir, mais aussi la Voix du Nord en France), Hersant Médias - GHM à tête de 27 quotidiens régionaux- devait trouver un accord avec ses 17 banques créanciers à qui il doit près de 200 millions d'euros. Tout ce petit monde était réuni lundi après-midi à Bercy sous l'égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) pour tenter de trouver une solution. Et finaliser un accord annoncé en grandes pompes le 12 octobre dernier, qui doit donner naissance au 3ème groupe de presse régionale.
Mais Rossel qui ne souhaite pas s'adosser «à un partenaire sous pression financière» commençait à s'agacer ces derniers temps. Il ne voyait pas d'un très bon oeil ces négociations s'éterniser et pour beaucoup, ce rendez-vous était qualifié de la «dernière chance». Et bien non. «Aucun n'accord n'a été trouvé mais d'autres réunions sont d'ores et déjà prévus avec les banques mais aussi avec Rossel, preuve qu'il y a une vraie volonté d'aboutir», confiait lundi soir à «La Tribune», un porte-parole d'Hersant.
Hersant qui souhaitait un abandon de créance de l'ordre de 100 millions d'euros a revu ses prétentions à la baisse à 60 millions d'euros. Un effort insuffisant, estiment les banques qui n'entendent pas financer cette opération en échange de rien. Une transformation des créances en participation aurait été évoquée à Bercy.
Sandrine Bajos - 21/11/2011, 19:24

Article : L'Union


Tinqueux/Après la liquidation d'Hebdoprint: Jean-Paul Bachy écrit à Xavier Bertrand

Publié le lundi 21 novembre 2011 à 15H42 
TINQUEUX (Marne). Jean-Paul Bachy, président de région, inquiet du devenir des salarié(e)s d'Hebdo-Print à Tinqueux, dépendant du Groupe Hersant Media, demande à Xavier Bertrand des précisions sur la véracité des engagements de Philippe Hersant quant au financement du plan de sauvegarde des emplois supprimés dans ces deux sociétés dépendant de la Comareg. Il souhaite également obtenir des précisions sur les négociations engagées par le Groupe Hersant pour le rachat de ses journaux, notamment des titres marnais et aubois. Il craint que les divers « engagements » pris par Philippe Hersant, soient totalement illusoires.

Article : Le Figaro

Jour J pour le Groupe Hersant Média 



Mis à jour  | publié 
GHM rencontre ses banques pour renégocier sa dette qui atteint 215 millions d'euros. Le mariage avec le belge Rossel, propriétaire du journal «Le Soir», est en jeu. 
Philippe Hersant ne veut pas parler de réunion de la dernière chance, mais c'est bien tout l'enjeu des discussions que doivent avoir aujourd'hui leGroupe Hersant Média (GHM) et ses dix-sept banques créancières, sous l'égide du Comité interministériel de restructuration industrielle (Ciri). Contacté par Le Figaro , Philippe Hersant, le président de GHM, juge «inconcevable que cette proposition de restructuration financière ne soit pas validée par toutes les parties prenantes. C'est un point d'équilibre ayant reçu le soutien du Ciri, du mandataire ad hoc, de notre partenaire industriel Rossel ainsi que des cinq actionnaires de GHM. Ceux-ci auront investi, ajoute-t-il, au total plus de 120 millions d'euros depuis 2007 pour un effort des seize banques de 60 millions d'euros».
Mais dans les coulisses, le Belge Rossel s'impatiente. Le groupe de presse, propriétaire du Soir à Bruxelles, avait conclu, le 12 octobre, un accord de rapprochement avec GHM au terme duquel les deux groupes doivent donner naissance au numéro trois de la presse régionale en France, avec entre autres actifs La Voix du Nord, La Provence ou Nice Matin. Un mariage soumis à un accord bancaire sur la dette de GHM qui atteint 215 millions d'euros. Une première date butoir avait été fixée le 10 novembre. Mais GHM n'est pas parvenu à s'entendre avec ses banques. Malgré la fin de la période de négociations exclusives, Rossel a accepté de poursuivre les discussions. De l'issue de la réunion d'aujourd'hui dépend la suite des noces.

Risque de contagion 

GHM a initialement demandé un abandon de créances de 100 millions d'euros. Le groupe de presse a fait un effort depuis quelques jours en proposant un montant singulièrement revu à la baisse, autour de 60 millions d'euros. Une partie de la dette pourrait être transférée à la coentreprise formée avec Rossel. Ce dernier serait, de son côté, prêt à acheter séparément le pôle Champagne-Ardenne (L'Est éclair, L'Union, L'Ardennais…) de GHM.
Pas suffisant, selon les banques, qui ont obtenu de GHM qu'il cède une partie de sa presse d'outre-mer, notamment les journaux détenus en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie. D'autres actifs pourraient être vendus, tels la société d'hébergement SDV, des participations en Suisse ou encore un golf situé dans l'Eure, entièrement dessiné par le fondateur du groupe, Robert Hersant.
Les actionnaires de GHM, Philippe Hersant et sa famille, mettraient eux aussi la main à la poche en apportant 23 millions d'euros. Mais l'effort consenti ne satisferait pas les banques. «C'est un geste a minima qui vise principalement à éviter le risque de contagion au groupe de la liquidation de la Comareg (Paru Vendu), confie une source bancaire La valeur des actifs de GHM est de l'ordre de 200 millions d'euros, soit quasiment la valeur de sa dette.»
Pour accepter des conditions qu'elles jugent hasardeuses, étant donné les difficultés actuelles du secteur de la presse, les banques sont tentées de demander une clause de retour à meilleure fortune, qui leur permettrait de monter au capital de la société formée entre GHM et Rossel. Un banquier évoque une prise de participation de 25% dans le nouvel ensemble. «Un échec de la négociation avec les banques signifierait l'abandon de ce projet», conclut Philippe Hersant.

Article : AFP

Presse régionale: l'incertitude demeure sur le rapprochement Rossel-Hersant
PARIS — Le projet de rapprochement entre les groupes de presse Rossel et Hersant Media (GHM), annoncé début octobre, est suspendu à une restructuration de la dette colossale de ce dernier qui devait faire l'objet d'une réunion sous l'égide des pouvoirs publics lundi à Bercy.
GHM et Rossel sont entrés en négociations exclusives pour rapprocher leurs activités de presse et former un groupe qui vendrait chaque jour 900.000 exemplaires, pèserait plus de 500 millions d'euros de chiffre d'affaires et compterait 800 journalistes.
Groupe Hersant Media, reconstruit sur les décombres de l'empire de Robert Hersant après la reprise de ce dernier par Serge Dassault, contrôle actuellement quelque 27 titres de presse. Le Groupe Rossel quant à lui est le premier groupe de presse francophone en Belgique, avec notamment Le Soir, quotidien de référence du royaume.
Avant que ne soient connus les résultats de la réunion avec le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI), un proche du dossier prédisait qu'un nouveau délai pourrait être accordé afin de permettre au 17 banques créancières de trouver avec GHM un accord sur sa dette, estimée à 215 millions d'euros.
Possible démantèlement titre par titre ?
Entre les premières discussions de Rossel avec GHM et la date butoir initialement fixée (18 novembre), plusieurs pistes ont été évoquées. Il s'agissait de réduire le niveau de la dette d'abord de 100 millions, puis de 60 millions avec en contrepartie une transformation des créances en participation de certaines banques au capital de GHM. Sans succès. La dette de GHM représente près du quart du chiffre d'affaires du groupe.
Si toutefois aucun accord ne pouvait être trouvé, Rossel renoncerait purement et simplement à son projet, selon le quotidien professionnel "La Correspondance de la Presse" paru lundi.
Si Rossel devait jeter définitivement l'éponge, se poserait alors la question d'un démantèlement de GHM, pôle par pôle ou titre par titre, à moins que le groupe aille directement au redressement voire à la liquidation judiciaire.
Parmi les titres concernés par l'opération envisagée avec Rossel, GHM devait apporter L'Union, L'Ardennais, L'Est Eclair, Libération Champagne, La Provence, Marseille Plus, Nice Matin, Var Matin et Corse Matin, ce dernier titre étant considéré, toute proportions gardées, comme une véritable pépite (rentabilité et diffusion).
Depuis la signature de l'accord de négociations, le pôle Presse Gratuite d?Annonces (Comareg et Hebdoprint) de GHM a été liquidé, provoquant le plus gros plan social de l'année en France (1.650 suppressions d'emplois), mais les dettes de ce pôle demeurent au niveau de GHM.
GHM pourrait devoir se séparer de ce qui n'était pas prévu au départ, notamment des actifs rentables comme certains titres d'Outre-Mer, Les Nouvelles (Nouvelle Calédonie) ou ses journaux de Polynésie. On évoque aussi la cession d'actif fonciers et immobiliers qui donnerait un peu d'oxygène au groupe.

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ph.hersant@esh-m.ch


A bon entendeur... 

Article : Les Echos


21/11 | 07:00 | Veronique Le Billon

L'automobile et la banque déjà concernées, d'autres secteurs sous la menace de restructurations

De manière préventive ou défensive, plusieurs grands plans de départs ont été annoncés ces dernières semaines. D'autres se profilent.

L'automobile dégraisse

PSA a réagi le premier cette année, mais ne devrait pas rester seul longtemps si la dégradation de la conjoncture se confirme. La maison mère de Peugeot et de Citroën, dont la branche automobile a déjà vu partir 20.000 salariés depuis 2004, principalement des ouvriers, a lancé un nouveau plan fin octobre visant à supprimer près de 5.300 postes supplémentaires en France. Il s'agira cette fois principalement de cols blancs, ingénieurs, techniciens, commerciaux ou informaticiens. Renault s'en tient, pour l'instant, à des mesures moins drastiques, en multipliant les semaines de chômage partiel, pour ne pas laisser la production s'emballer. Mais, en cas de récession, des mesures plus radicales ne sont pas écartées. Du côté des équipementiers, 2011 est une année de croissance et de nouvelles réductions d'effectifs (après celles de 2008-2009) ne sont pas au programme.

Les banques réduisent leur bilan

Très attaquées en Bourse à cause de leur exposition aux dettes des Etats de la zone euro et peinant à refinancer certaines activités aux Etats-Unis, les grands établissements hexagonaux ont annoncé dans la précipitation des mesures de réduction de bilan en procédant à des coupes franches dans certains métiers. Les réductions d'effectifs sont mondiales et concernent principalement la banque de financement et d'investissement (BFI). Société Générale compte supprimer « plusieurs centaines d'emplois », a-t-il annoncé, sans donner de détails. BNP Paribas a chiffré les suppressions à près de 1.700 postes d'ici à fin 2012, dont 464 en France. Elles concernent la BFI et la gestion d'actifs. Des annonces sont aussi attendues chez Crédit Agricole CIB.

La pharmacie se restructure

Pfizer France a annoncé en septembre la suppression de 225 postes en France pour préserver sa compétitivité au moment où il perd certains brevets (Lipitor, Viagra). Comme en 2009, les visiteurs médicaux seront les premiers concernés. Abbotta annoncé la semaine dernière la mise en place d'un« plan qui concerne 300 employés », à l'occasion de la cessation d'activité des Laboratoires Fournier à Dijon. Des transferts de personnels de R&D sont prévus.

La presse en difficulté

Laissant 1.650 salariés sur le carreau, la mise en liquidation il y a quinze jours de la Comareg, éditeur de journaux gratuits d'annonces (« Paru Vendu »), représente sans doute l'un des plus gros plans sociaux de l'année, éclaté sur tout le territoire. La filiale du Groupe Hersant Media avait déjà procédé, avant l'été, à 758 licenciements. Les journaux payants ne sont pas épargnés : les Journaux du Midi, à Montpellier ont annoncé un plan de départs volontaires de 158 salariés, le plan de relance du « Parisien-Aujourd'hui en France » prévoit 48 départs, le propriétaire de « France-Soir » veut licencier 89 salariés, « La Tribune » négocie un plan de départs de17 salariés, et Mondadori France a entrepris un PSE (37 postes). Les imprimeries (Le Monde, Helio Corbeil) souffrent aussi.

Incertitude dans le nucléaire

Total a lancé en avril un plan de départs volontaires visant 700 postes entre 2011 et 2017. Depuis, le groupe a présenté un projet de réorganisation de ses activités dans le raffinage et la pétrochimie. Il a affirmé qu'il aurait lieu « sans licenciement, ni plan social », mais les syndicats restent inquiets. Mais c'est chez Areva que l'incertitude est la plus forte.Après avoir embauché l'équivalent de 10.000 salariés par an pour se préparer à la renaissance de l'atome, le groupe doit s'adapter à la nouvelle donne post-Fukushima. Des fermetures d'usines sont prévues en Belgique ou en Allemagne, ainsi que des cessions d'actifs. Le groupe a démenti vouloir se séparer de 3.000 à 4.000 salariés, même si le chiffre a pu circuler en interne. Verdict le 13 décembre, avec la présentation du plan stratégique.

Aérien : économies en vue

Air France-KLM prépare un plan d'économies pour début 2012. De premières indications seront connues début décembre, à l'occasion de la révision de son plan de gestion prévisionnelle de l'emploi.

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samedi 19 novembre 2011

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE MINISTRE

LES COMITES D’ENTREPRISE DES SOCIETES  COMAREG ET HEBDOPRINT
LE 17 NOVEMBRE 2011
LETTRE OUVERTE  A MONSIEUR LE MINISTRE DU TRAVAIL, Xavier BERTRAND

Monsieur le Ministre,
Suite à votre intervention télévisée lors de l’Assemblée Nationale du 15 novembre 2011, nous sommes interpellés par les 1650 collaborateurs de la Comareg et d’Hebdoprint concernant les engagements que vous avez pris en réponse à la question du Député Vautrin sur les mesures d’accompagnement des  salariés et sur le financement de ces mesures.
Vous avez répondu que vous mettiez en place deux dispositifs renforcés et financés par l’Etat :
-         Un PSE avec une cellule de reclassement,
-         Une CSP avec une allocation à hauteur de 98% du salaire brut.
Par ailleurs, vous avez précisé qu’en lettre du 10/11/11 vous avez interpellé Monsieur Hersant afin qu’il respecte  son engagement de versement des 5, 5 millions d’euros relatif aux mesures du PSE.
Aujourd’hui, nous constatons dans le projet de PSE soumis à la consultation des CE du 18/11/11 qu’aucune de vos mesures ne sont reprises :
-         La CSP proposée dans le PSE est fixée à 80% du salaire brut conformément au droit commun et il n’est nullement fait référence à 98% du salaire brut contrairement à ce que vous avez déclaré.
-         Une « cellule ad hoc », dont la durée n’est pas précisée, serait mise en place mais  il ne s’agit pas d’un accompagnement par une cellule de reclassement comme vous l’avez déclaré lors de l’Assemblée nationale.
Concrètement, rien n’est fait  pour les salariés sauf vos belles paroles qui avaient pourtant redonné un peu d’espoir aux 1650 salariés licenciés qui seront demain dans la précarité.
Vous comprendrez bien Monsieur le Ministre que dans cette conjoncture économique difficile et eu égard au comportement de notre actionnaire HERSANT, nous attendions un soutien de votre part et un accompagnement digne de ce nom.
Dans cette période préélectorale, de telles déclarations publiques non suivies d’effet, vous le savez, sont désastreuses pour votre image et celle du gouvernement.
Cordialement,
Pour les membres des CE COMAREG et HEBDOPRINT
Les Secrétaires des CE Comareg et Hebdoprint
Corinne Bélorgeot et Dominique Buan

Question

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Bonjour,
Employer comareg depuis 3 mois qu’elle sont les modalités de licenciement pour mon cas.
Merci d’avance

Hebdoprint

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Comme disait la chanson....
VOILA.... C'est finiiiiiii !!!!
http://www.youtube.com/watch?v=j5b0F70sEBY

Article : Le Canard Enchainé