lundi 29 août 2011

Convention de rentrée !!!

Reçu sur la boite mail du Blog :



Convention de rentrée !!! et déjà le spectre d’une fin d’activité si les mégas objectifs ne sont pas réalisés !!!
 
Qu’en pensez vous ?
Que comptez vous faire ?

mercredi 24 août 2011

Les chiffres du Web : Juillet 2011



Frais des Nomades

Reçu dans "Nouvelles Conversations" :


Toujours aucunes informations sur les frais électriques, internet, téléphoniques... perso je n'avait jamais eu de facture SFR, et là une en juillet, je suis déjà en dépassement de forfait ce mois ci, on va finir par payer pour bosser de chez nous... 

Conventions

Reçu dans "Nouvelles Conversations" :


Trouvez vous normal d'avoir une convention la semaine prochaine, pour certain avec beaucoup de route à faire, sans parler de la fatigue. Déjà que les semaines sont courtes et les clients pas trop au rendez vous, je ne suis pas sur de l'utilité d'une grande messe !!! 

lundi 22 août 2011

Commentaire au sujet des attaques orthographiques.

Reçu dans "Nouvelles Conversations" :


Bonsoir,
Ce commentaire au sujet des attaques orthographiques.
Je lis, j'ai vu.
Mais objectivement, entre tous, il n'y a pas une "population "qui écrit mieux qu'une autre…
Signe des temps, pas signe d'intelligence…bien que je me demande comment la communication peut être fine quand les mots perdent leur sens, in fine…
un espace fine…
c'est un terme d'imprimerie,
c'est un terme qui disparaît,
parce que la connaissance aussi…
et pourtant…
c'est plus petit, c'est léger, c'est adapté,
entre un mot et un point d'exclamation, par exemple.

Peut-on encore s'exclamer d'une bonne nouvelle ?
Allez, je fais comme l'espace fine
qui est féminin, oui…

je disparais ! 

jeudi 18 août 2011

Info Marketing


Comareg (ParuVendu)

Marylise Chrétien
Marylise Chrétien
Directrice marketing développement multi-canal
17/08/2011
Parcours professionnel :
Marylise Chrétien rejoint la société Comareg, éditrice de ParuVendu, en tant que directrice marketing développement multi-canal. Elle prend ainsi en charge l'ensemble des services marketing, avec pour mission, entre autres, d'accompagner l'évolution du modèle bi-média print/web de la Comareg vers un modèle multi-canal.
Après plus de 20 ans d'expérience dans le marketing (Groupe Tiscali, Le Parisien, WPP), Marylise Chrétien dispose d'une parfaite connaissance des media papier et web. Elle était précédemment directrice conseil chez Auxipresse, et elle a déjà travaillé sur la refonte du journal ParuVendu

mercredi 17 août 2011

Hebdoprint

Reçu sur la boite mail du Blog :


Bonsoir
Concernant les NAO on verra bien, mais comme sœur Anne ce n’est pas une augmentation financière que je vois poindre à l'horizon, ça c'est mon avis !!!...
Tout simplement quand je dis qu'il faut contrôler les bulletins de paye c'est uniquement pour s'assurer que le personnel n'a pas été spolié suite à une omission par exemple...
Les bulletins de paye sont fait au mois et les sommes versées en une seule fois par les AGS couvrent les deux mois de préavis...
Notre entreprise est en énorme difficulté financière et je ne suis pas dans la tête des juges du Tribunal de Commerce pour savoir ce qu'ils vont décider le 29 septembre...
Une grande messe pour HEBDOPRINT ? Ciel !!! Pourvu que ca ne soit pas une oraison funèbre...Trêves de plaisanteries je ne peux pas dire ce que va faire COMAREG sur le plan financier...
Conservera-t-elle sa filiale HEBDOPRINT dans l'état ou finirons nous comme Delta Diffusion (ancienne filiale 100% COMAREG ) sans aucune participation de l'actionnaire dans cette société rachetée et fusionnée par la Poste dans sa filiale MEDIAPOST ?
Sans être l'avocat du diable il va nous falloir être vigilants...et être réactifs !!!

Cordialement
Jean-Paul FABRE
Délégué du Personnel Prépresse Les Angles
FO Hebdoprint
Secrétaire du CHSCT HEBDOPRINT
0621014897
hebdoprint-chsct@hotmail.fr 

samedi 13 août 2011

AGS

Reçu dans "Nouvelles Conversations" :


C'est scandaleux et honteux de n'a voir aucun revenu pour ces mois de juillet et août et attendre que les AGS (je ne sais pas ce que c'est ? c'est une secte secrète ou quoi ?) nous donnent quelques deniers pour vivre peut-être fin août ? Cela me rappelle la semaine qui a été fixée pour le licenciement qui était fausse (semaine 18 et finalement c'est devenu la semaine 25). Je ne fais pas confiance en cette société ! Heureusement qu'il y a des gens qui mangent très peu comme c'est mon cas pour vivre ! 

mercredi 3 août 2011

Hebdoprint

Reçu dans "Nouvelles Conversations" :


bonjour, le PSE Hebdoprint en cours a t-il une date de fin ? 


Faut-il clore celui-ci pour en faire un suivant ? 


cordialement

vendredi 29 juillet 2011

Robert HERSANT

Reçu sur la boite mail du Blog :





SOUVENIRS...
 
  



Contrairement à Céline, Robert Hersant ne s'est pas contenté de faire dans l'antisémitisme de plume. Membre puis chef de Jeune Front,organisation fasciste pendant l'occupation, Hersant s'en prend physiquement à une vendeuse juive d'un magasin des Champs-Élysées et se lance dans des escroqueries ayant pour victimes des commerçants israélites et ce, peu avant le vote du statut des juifs des 3 & 4 octobre 1940.


En mars 1941, il est, à 22 ans, chef du chantier de jeunesse de Brévannes en Seine-et-Oise. C'est là qu'il rencontre la plupart de ses futurs collaborateurs. L'épisode de Brévannes tourne court en raison de malversations sur les titres d'alimentation. Après des années d'expédients, Hersant est condamné à 10 ans d'indignité nationale le 3 décembre 1947 pour collaboration active. Les affaires traitées par Hersant sont entre les mains de ses amis qui lui servent de prête-nom. Cela lui permet de lancer l'Auto-Journal le 15 janvier 1950. En dépit de l'affaire d'espionnage industriel, assorti de corruption active, qui l'oppose à Citroën, Hersant est sauvé par les banques. C'est à cette époque qu'il décide - selon ses propres dires - de faire de la politique pour protéger ses affaires. Pour cela, il a besoin d'un siège de député situé dans un fief assez proche de Paris, doté d'élus et d'une presse prêts à se vendre au plus offrant, et d'un électorat bon enfant qui, dix ans après la Libération, aspire au bonheur matériel dont la réclame vante déjà les délices. Amnistié par Antoine Pinay, Hersant a choisi sa proie: ce sera le département de l'Oise.

En 1952, Me Durosoy, notaire à Lieuvillers, (plus tard suspendu de ses fonctions pour faux en écritures publiques) signale au nouveau venu qu'il existe à Ravenel un maire empêtré dans des difficultés financières et prêt à céder son affaire et sa mairie. Le terreau local est du type communiste mou et le village de 800 habitants n'a pas encore l'eau courante. Pierre Pillon, maire de Ravenel, doit, contre le rachat de 30·millions de francs de l’époque de dettes, céder son mandat et sa maison. Comme il refuse de lâcher, outre son honneur, sa chambre à coucher, Hersant loue une partie du Château à Edmond Ratisbonne.

J'ai connu tout cela. En 1955, j'avais 10 ans. J'allais à l'école avec le fils du maire. Un des hommes de main de Citizen H, un certain Rocourt ou Drocourt, le présente à mon père, facteur-receveur des PTT, comme un philanthrope. Il est vrai que le bel homme roulant en voiture américaine (Kaiser Manhattan bleu métallisé) dans les rues boueuses de Ravenel a de quoi éblouir. Les femmes raffolent de lui. Tout le monde peut profiter de la manne car Hersant arrose à tout-va. On vend son âme pour un briquet, un coup de gnôle ou le rachat de ses dettes. Les vieux sont couverts de cadeaux, les footballeurs se voient équipés de pied en cap.
Après la démission de 6 conseillers municipaux, Hersant devient maire de Ravenel. Son portrait en couleurs trône dans la plupart des foyers. Pas au logement de fonction de la poste, où mon père, sympathisant communiste accueille aussi bien l'abbé Parizot, catéchumène alcoolique passionné par les beautés télévisuelles de l'époque, que les deux religieuses de la Providence qui viennent voir la Piste aux Étoiles de Gilles Margaritis, sur notre téléviseur, l'un des 5 premiers de Ravenel. Cela explique ma culture catho-visuelle assez développée...
Évidemment tout le monde ignore le passé de l'homme de l'Auto-Journal. Pillon cède sa grande maison en 1957 : il s'agit du chalet dite encore maison de la vierge, à cause d'une grande statue en fonte peinte de la madone de Lourdes. Entre temps, Hersant a acheté la Semaine de l'Oise pour en faire l'Oise Matin. Face à l'opposition del'Union de Reims, il rachète la Dépêche de l'Aisne et en fait l'Aisne Matin, concurrent del'Union dans l'Aisne et l'est de l'Oise. L'Union est contrainte à un accord. L'Oise Matin sera ainsi, jusqu'à l'entrée en scène d'Amaury entre 1960 et 1965, le seul organe de presse à l'est de Beauvais. Les élections cantonales de 1956 font de Robert Hersant le conseiller général de Saint-Just-en-Chaussée. La formidable propagande réalisée à Ravenel est amplifiée car les législatives sont dans la foulée. Le canton devient un lieu de spectacle permanent clubs Robert Hersant dans tous les patelins, classes de neige, classes de mer sur la Côte d'Azur, visites de l'Oise Matinpendant les heures scolaires, colis pour les vieux, venues à Ravenel et à Saint-Just des vedettes de l'époque : Jean Nohain, Luis Mariano et Martine Carol. Le philanthropene connaît qu'une opposition molle ou sans moyen. De toute façon, n'est-il pas "radical­-socialiste" ? A Ravenel on s'active pour accueillir des visiteurs toujours plus nombreux et célèbres.

Un soir, après la fermeture du bureau, mon père reçoit la visite de Rocourt qui vient déposer plusieurs paquets de lettres à distribuer sur Ravenel même. Rocourt est un grand rouquin assez porcin, genre Gerte Froebe, un côté Papa Schultz, mais doté d'une voix charmeuse. A cette époque d'effervescence hersantienne, mon père doit trier à même le sol du bureau car la malheureuse table de tri déborde. Le trafic de la petite recette est triplé. Le standard téléphonique manuel n'en peut mais. Cela représente des frais, ridicules eu égard à la fortune du futur papivore, mais intéressants au niveau des statistiques postales. Dans la salle d'attente j'assiste à la discussion entre Rocourt et mon père. Rocourt lui propose d'empocher le montant de l'affranchissement et de distribuer le lendemain, sans timbres. Mon père hausse le ton et réplique qu'il s'agit là d'une tentative de corruption de fonctionnaire. Le courrier dûment affranchi sera distribué le lendemain.

Hersant est élu député de l'Oise en avril 1955. Il est appuyé par le parti radical de Mendès France et le parti radical de l'Oise. Il s'apparente aux socialistes et à l'UDSR (Union démocratique et socialiste de la Résistance, parti animé par François Mitterrand et René Pleven !). Le principal opposant à Hersant est Jean Legendre, député sortant "indépendant" de la circonscription de Compiègne. Hersant essaie, vainement, d'acheter Legendre. Puis il cherche à l'intimider, physiquement. Le 18 avril 1956, Legendre monte à la tribune de l'Assemblée nationale et déballe tout le passé de son adversaire. Les amis d'Hersant quittent la salle. Hersant est invalidé par 125 voix contre 11 dont celle de François Mitterrand. Il y aura renvoi d'ascenseur trois ans plus tard à t'occasion de l'affaire de l'Observatoire. Cela explique la raison pour laquelle le Président "socialiste" s'est gardé de démanteler l'empire Hersant en faisant tout simplement appliquer les Ordonnances de 1944 destinées à empêcher les concentrations de titres de presse. Cela explique encore le silence et la mansuétude de la Soc-presse à l'égard des turpitudes mitterrandiennes.

Hersant se représente devant les électeurs et est réélu triomphalement le 17 juin 1956. L'aval de
, mes sœurs et moi, des possibilités maigres du budget familial. Ma mère argue qu'il est injuste de nous priver pour des raisons politiques. Mon père réfute. En fin de compte, ma mère m'ordonne d'aller chercher les jouets qui' nous reviennent. Je refuse et lui dis d'y aller elle­-même. Ma mère m'envoyait à la messe, à sa place, comme par procuration. Et, pendant qu'elle faisait la Mendès lui a été ôté mais il a gagné celui d'Edgar Faure.
Hersant a peu siégé à la Chambre. Il a peu voté. Il s'est installé dans le département de l'Oise. Avec l'arrivée au pouvoir de De Gaulle, il se réconcilie avec Jean Legendre. Dassault, autre corrupteur, aura Beauvais-nord circonscription taillée sur mesure puisqu'elle englobe Ressons-sur-Matz situé au nord de Compiègne, ce qui, pour qui connaît la géographie oisienne, est assez croquignolet; François Bénard aura Beauvais-sud ; Hersant Clermont-Crépy et Legendre gardera son fief de Compiègne dont il est maire. Hersant passe à la FGDS en mars 1967. Il abandonne Ravenel après ces élections et jette son dévolu sur Liancourt. Ravenel est laissé entre les mains d'un cultivateur parvenu grâce à la Collaboration. Julien Delormel, maire d'une commune enfin pourvue d'eau courante, va devoir gérer le retour sur terre : la manne a disparu et Ravenel va devoir vivre de ses propres ressources. Les Ravenellois connaîtront le dépit amoureux et en Picards bon teint s'en tiendront au fameux : N'en parlons jamais mais pensons-y toujours.

Je dois dire que je pris souvent un malin plaisir à ressusciter le passé hersantien pendant les 12 années de ma seconde vie ravenelloise. Je sais que cela gênait certains.

En 1973, Hersant n'est plus à gauche (il faudrait une typographie particulière pour exprimer un tel paradoxe, puisqu'il n'a jamais évidemment été DE gauche !). Il n'a plus de mandats locaux mais il est député et jouit donc ainsi de l'immunité parlementaire. En 55 ou 56, l'Arbre de Noël Robert Hersant a lieu au café De Cock dont la cour pleine de charbon jouxtait notre jardin. Jusqu'à présent, mon père avait toujours refusé de participer à ces mascarades et nous nous étions contentésgrasse matinée, je me les gelais sous ma soutane et mon surplis, car, j'étais, bien sûr, enfant de chœur. Il était difficile de résister à la mauvaise foi de ma mère.
J'arrive donc dans la salle surchauffée, au sein d'une foule bouillonnante, de hurlements d'enfants surexcités. Mes sœurs m'accompagnent. Je déteste la foule. La valetaille d'Hersant distribue les cadeaux. Les conseillers municipaux, le personnel enseignant (hélas !), les employés communaux, tout le monde est aux ordres. Les jouets sont évidemment somptueux. Et les Ravenellois, pauvres gens, ne roulent pas sur l'or. Le maître de cérémonie est là, avec son physique de play-boy et son costard nickel. Une sorte de parrain vaguement souriant. Il y a sa meuf, menue, superbe, qui renvoie dans les poubelles de la vulgarité les plus belles filles du lieu, et Dieu sait qu'il y en avait de magnifiques, formidables Groseilles, qui parlaient un picard à couper au louchet. Oui, il y a là Mme Hersant que son époux traite en privé comme une sous-merde. Tout cela est flou car ce qui domine au moment où l'on prononce notre nom, c'est la vergogne de voir les regards se tourner vers nous et constater que nous avons failli à notre farouche opposition. D'une certaine façon, nous étions, dans notre isolement - il n'y avait pas dix familles d'opposants à Ravenel ! - la conscience révoltée de la communauté. Je suis un enfant intelligent et sensible. Le revolver à la crosse de nacre avec ceinturon de cuir rouge de Kit Carson est une merveille. Les poupées de mes sœurs sont sans doute magnifiques. D'ici quelques jours, je serai dans le Far­-West du Petit Bois et j'aurai ravalé ma honte.


Bizarrement cependant, quarante ans plus tard, elle est toujours présente. Robert Hersant est mort. La mort d'un homme, fût-il une ordure, ne m'a jamais réjoui. Cette mort ne m'émeut guère. Hersant méprisait la plupart des gens. Il n'a jamais rencontré d'obstacle suffisamment puissant pour barrer la route de ses ambitions. Son empire s'est nourri de la bassesse, de la faiblesse et de l'hypocrisie de ses contemporains. Cet empire est condamné. Les hommes de gauche doivent apprendre le journalisme d'investigation. Il n'y a pas de honte
 à faire un beau journalpopulaire intelligent et sans compromission. Il n'y a pas non plus d'exemple.
Le concept reste
 à inventer ...
M.D.
 




L' erreur de jeunesse de robert hersant

21 Décembre 2007 - France 42

ROBERT HERSANT, le patron du principal groupe de presse français, dont le titre fleuron
est « le Figaro », est décédé à son domicile en 1996 à l'âge de 76 ans.

Né le 31 janvier 1920 à Vertou (Loire-Atlantique), d'un père capitaine au long court, Robert
Hersant commence à tracer son sillon en juillet 1940, en peine débâcle.

Il diffuse à Paris « le Pilori », journal collaborationniste et antisémite subventionné par
la Kommandantur, n'hésitant pas à faire le coup de poing contre les commerçants juifs
rencontrés en chemin. En 1941-1942, il crée à Brévannes (Val-de-Marne) ce qui sera le
principal camp vichyste d'enbrigadement de la jeunesse en région parisienne. Ce centre
reçoit d'ailleurs le nom de Maréchal Pétain. En 1947, Robert Hersant sera condamné à
dix ans d'«indignité nationale». Il en sera relevé par l'amnistie de 1952. Robert Hersant
parlera plus tard de ses activités de cette période comme d'une «erreur de jeunesse».

Après la guerre, il fonde un annuaire professionnel de la réparation automobile, rachète
un mensuel professionnel, «le Quincaillier», puis fonde, en 1950, «l'Auto-Journal». Les
affaires marchent: il rachète «Semaine du monde» à Marcel Dassault en 1953.

En 1956, il est élu député (puis invalidé) sur une liste radical-socialiste. En 1958, il se
retrouve député gaulliste, puis en 1967 sous l'étiquette de la FGDS (Fédération de la
gauche démocrate et socialiste), dont le président est François Mitterrand. C'est à cette
période qu'il rachète « Nord-Matin », quotidien issu de la Résistance, à la fédération SFIO
du Nord. En 1972, c'est « Paris-Normandie », autre quotidien né de la clandestinité, qui
passe sous sa coupe.

En 1975, «le Figaro» ; «France-Soir» et « Nord éclair » l'année suivante ; puis «l'Aurore»?
En 1977, toujoursdéputé de l'Oise, mais désormais giscardien.

Sur plainte de syndicats de journalistes, Robert Hersant est inculpé pour infraction à
l'ordonnance du 26 août 1944, qui limite la concentration de la presse. Cette inculpation
sera maintenue durant huit années sans jamais déboucher sur le moindre procès. Les
gouvernements changent, Robert Hersant étend toujours plus son contrôle : «le Dauphiné
libéré», en 1982 ; «le Progrès» et «l'Union de Reims», en 1985-1986?

On estime qu'il « tient » alors 40% de la diffusion totale des quotidiens français. On l'a
retrouvé dans le capital de La Cinq. Son groupe possède également régies publicitaires et
imprimeries ultramodernes comme celle de Roissy-Print, installée dans la zone Roissy.

Son empire tentaculaire emploierait huit mille salariés et le chiffre d'affaire atteindrait les 6
milliards de francs. Les résultats financiers n'en ont jamais été publiés.

Depuis plusieurs années, selon une rumeur insistante, le groupe ne tiendrait que grâce à
un appui massif des banques et de la bienveillance des gouvernements successifs.
(MARC BLACHERE www.humanite.fr 22.04.1996)
___________________________________

un autre ouvrages sur Robert Hersant:
Citizen Hersant. De Pétain à Mitterrand, histoire d'un empereur de la presse. Seuil
(L'Epreuve des faits), (1998), de Patrick & Philippe Chastenet.

Source :
http://www.juif.org/blogs/4971,l-erreur-de-jeunesse-de-robert-hersant.php

mercredi 27 juillet 2011

Article : La LettreA

JOURNALISTES & MEDIAS


La Lettre A N°1509 du 22/07/2011

Comareg

Comareg, la filiale de petites annonces du Groupe Hersant Média (GHM), placée en redressement judicaire en novembre, remonte la pente. Le site ParuVendu.fr a touché 2,3 millions de visiteurs uniques en mai et les éditions papier attiré 10 millions de lecteurs chaque semaine. En outre, la nouvelle organisation de l'entreprise (utilisation marginale du papier et développement sur Internet) a permis de réaliser 50 millions € d'économie. Son principal concurrent, Spir Communication, a mis en place une stratégie analogue et ses résultats semestriels, attendus le 26 juillet, devraient être positifs. Contrepartie de ce choix du Web, les imprimeries des deux groupes se retrouvent en surcapacité.